Postulat

Entre pluridisciplinarité et complexité, le local et l'Europe, l'urgence et le consensus.

Au-delà des angoisses et des effets pervers suscités par cette société " globale ", et du dilemme qu'elle pose entre une "mondialisation débridée" ou une "mondialisation contrôlée", "la guerre contre le chômage et la pauvreté " ne se limite pas seulement à nos responsabilités citoyennes, individuelles et collectives.

Devenue une nécessité absolue eu égard nos devenirs communs, elle exige la mobilisation de tous, raisons pour lesquelles nous voulons mettre tous les citoyens " en marche vers l’emploi " !

Les contradictions inhérentes et avérées ne sont pas du tout évidentes à concilier car, tant avec les lunettes " locales ", celles de la ville et de la ruralité, qu’avec les approches " globales ", celle des métropoles et de l’Europe, ce " Marathon pour l’économie et l’emploi solidaire " contient des contraintes qui, a contrario, représentent autant d'atouts pour ses futurs déploiements hors hexagone :

  • Il est sociétal en s'attaquant de manière alternative à un fléau , "le chômage", qui a coûté, à la collectivité, des centaines de milliards d’euros depuis une trentaine d'années, engloutis au détriment de la capacité créatrice, entrepreneuriale et accompagnatrice de nos concitoyens. Nous voulons tracer une autre route pérenne, fédératrice et participative, maintenant validée de toutes parts et que, depuis longtemps, nous savons " gagnante ". Il prétend affronter à son tour (après tant d'autres qui ont été cassés par le " système " et l’énarchie), une problématique banalisée avec le temps, entre échecs collectifs et individuels, entre course au taux de croissance et effets d'annonces statistiques, dramatique pour ceux qui la subissent. Expérimental et venant de la base, il dérange.
  • Il est complexe représentant plusieurs caisses de documents et plusieurs vies ramenées à quelques dizaines de feuillets encore trop longs à lire pour des décideurs débordés qui décryptent en diagonale, avouant " leur embarras " quand ils n'ont pas le temps d’approfondir. Les élus locaux s’investissent d'ABORD pour " le vivre ensemble " dans leur ville … pas pour mieux d’Europe. Pluri-actif il plonge dans la perplexité telle une bulle qui gonfle au fur et à mesure qu'on essaye de la ranger dans des tiroirs.
  • Il est dimensionné à l'Europe tout en restant au cœur des considérations locales, grand écart que nombre de spécialistes de "l'exclusion sociale" ou du " développement local " ont du mal à appréhender, la " tête dans le guidon " et/ou par manque de " vécu personnel ". Un tel projet pourrait tout aussi bien partir d'Irlande, de Finlande, de Grèce, ou du Portugal, promu par un grand cabinet international, doté d’une manne de subventions. Or, il est proposé par des acteurs associatifs de la " Société civile ", au fait des réalités et déterminés. Disproportionné, il exige une vision globale avec de grosses doses d’énergie et de volontarisme.
  • Il est très technique tant dans sa partie sportive, sous son angle " réinsertion par l‘économique ", que sous son aspect marketing financier pour encourager la re-création d'activités dans " l’économie réelle " (aux antipodes de " l’économie virtuelle ", encouragée par le " laisser-faire " et la course à l’argent, voire " facile ").
    Il butte sur deux autres obstacles :
    • L'incompréhension des " économies sociale, solidaire et plurielle " pour celles et ceux qui les considèrent encore comme un simple palliatif aux économies libérales et administrées, un effet de mode, un truc de pauvres ou un gadget d'intellectuels,
    • et la méconnaissance de l'entreprise elle-même et de sa culture, par des élus chargés d’agir dans le prolongement des actions de la Société civile, pour impulser des dynamiques économiques et sociale
      Il nécessite la pluridisciplinarité et la diversité des parcours pour l'apprécier.
  • Il se veut outil de réparation et de réconciliation en articulant son dimensionnement aux quatre niveaux interactifs : " européen, national, régional et local " … rien de moins ! Il implique la clairvoyance ... compris d'avoir " une humanité, une conscience et du cœur ".
  • Il se situe dans un contexte d’urgence, au regard des populations précarisées et à risques, auquel il prétend prioritairement s’adresser. Et nous savons bien comme le concept même "d'urgence" est mal perçu dans les collectivités territoriales, confrontées à la permanence de mille petites et grandes décisions pour gérer le quotidien et le " court terme ".
    Vous n’ignorez pas, non plus, que d’aller manifester pour " un oui ou pour un non " ou pour hurler ses colères ne s’avère pas vraiment " la bonne méthode " … voire après avoir été reçu par quelques décideurs à l’écoute apaisée, rien n’est souvent résolu (particulièrement maintenant avec les agriculteurs fatigués de s’en laisser conter). Chacun remballe sa banderole, rentre son tracteur, et puis après ?
  • Il exige “un consensus”entre la Société civile, l'État et ses services décentralisés, les institutions et les différentes Collectivités territoriales (Conseils Régional et Départemental, la Métropole, les CDC, les Mairies, etc). Or s'agissant, entre autre, de contribuer à “plus et mieux d'emplois” autour du “Pouvoir d'agir citoyen”, rien n'est moins évident face aux multiples arrière-pensées rencontrées, aux tentations d'instrumentalisation et de récupération susceptible de le faire avorter.
  • Cette proposition ne renferme aucun piège, ne relève d'aucun hasard, ni ne sort d'aucun chapeau. Elle se fonde bien sur la réflexion, l’observation, les analyses comparatives au fil des années régressives, avec l’écoute et " la capacité à se remettre en cause”. Elle navigue sur le fait sociologique et philosophique, entre l’apprentissage, la participation et l'expérience, l’esprit et la pratique de l’entreprise, la culture de réseaux. Elle répond également à la notion de collectif et d’obligation de coopération, de "besoin d'utilité économique et sociale" avec, en prime, l’idéal et le panache pour cultiver " le devoir d'héritage et de mémoire ". Il s’agit bien d’un projet " politique " (au sens premier et noble du terme).


Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble Hannah Arendt
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De Gabriel Delicourt

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