Apppel aux Communautés algérienne et française ainsi qu’aux bonnes volontés lucides

OBJET : ÊTRE ACTEURS DE LA MÉDITERRANÉE POUR NE PLUS SUPPORTER L'INSUPPORTABLE
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Circum-Mediterranea

une action pour ne plus supporter l'insupportable en Méditerranée

Silence : on tue en Libye… Ce sont bien nos frères qu’on assassine  et il nous revient de nous mobiliser au titre de « la Société civile », parce que la situation va aller en s’empirant avec la suppression de la force navale Sophia, après celle de l’Aquarius !… comme nous n’ignorons pas que le chômage tue également en France, problématique complexe sur laquelle nous sommes en parallèle impliqués dans nos territoires ruraux outragés.

Bonjour,

Je m’appelle Gabriel DELICOURT, citoyen de mon quartier et citoyen du monde. Je réside à Saint-Jean d’Angély, en Charente-Maritime.

J’ai bientôt 75 ans … la vie m’a favorisé de 4 enfants, de 8 petits-enfants et d’une accumulation d’expériences diverses, tant dans une prospérité relative que dans l’adversité.

Je préside le Pôle Territorial de Coopération Économique en Vals de Saintonge, la Cagnotte Solidarité Emploi de Saint-Jean d’Angély, la Coopérative maraîchère Bio « La Petite Graine », et l’association Marathon JOB-EUROPA.

Comme nombre d’entre vous, je constate l’état de plus en plus inégalitaire dans nos sociétés, les drames d’un chômage de masse récurrent depuis 35 ans, l’augmentation insidieuse de la pauvreté et les bourbiers sociaux, les tragédies en cours sur le bassin méditerranéen et les graves menaces qui pèsent sur nos enfants et sur notre planète.

J’ai honte de l’héritage que nous allons laisser aux générations futures .. et vous ? Sommes-nous donc limités à nos cinq sens ?

Nous vous proposons d’être acteurs de la Méditerranée, en participant à un multi-marathon pédestre de 6000 km, de ville en ville, en 6 semaines, à travers 9 pays, à la rencontre de plus de 250 millions d’habitants, pour la paix, le codéveloppement et l’autosuffisance alimentaire.

Pour commencer, 3000 km de cette CIRCUM-MEDITERRANEA constitueront la moitié du parcours de Marseille à Tunis, partant de la France, vers l’Espagne, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, pour s’arrêter à la Libye … l’autre moitié du parcours de 3000 km en décalé de plusieurs mois, ira de Marseille à Athènes, via l’Italie, l’Albanie et la Grèce, pour s’arrêter provisoirement au Bosphore.

Avant de définir les objectifs, le contenu et les modalités de cette « solidarité économique à grands pas », il convient tout d’abord d’en rappeler succinctement les motivations à travers un état des lieux que tout le monde d’ailleurs connaît … compris de retrouver notre Humanité, voire de sauver notre âme !

Est-ce monde-là que nous voulions ?… cette Europe-là ?… cette Méditerranée-là ? … dont en sommes bien tous co-responsables.

Notre monde …

1 % des riches concentrent entre leurs mains la moitié du patrimoine mondial. Il est de plus en plus morcelé entre ces immensément riches, les riches, les classes moyennes, les pauvres, les très pauvres et ceux qui n’existent déjà plus, parce qu’ils ne sont pas nés au bon moment, ni au bon endroit. Il roule vers une sorte d’abîme avec des malades , des psychopathes, des manipulateurs et des corrompus aux manettes, voire des dictateurs.

Convient-il de rappeler qu’en 2017, la malnutrition a provoqué la mort de 3,1 millions d’enfants de moins de 5 ans, et qu’en 2018, 124 millions de personnes souffraient de faim aiguë dans le monde (sources OMS)… qu’avec l’agro-écologie, il est possible de doubler la production alimentaire de la planète en contribuant à sauver l’environnement et la bio-diversité (sources FAO).

L’impuissance avérée de la communauté internationale (avec ses vetos systématiques à l’ONU), nous fait glisser insensiblement vers les poubelles de l’Histoire. Ce monde devient complètement fou, insensible, désespérant, privé d’imagination, d’audace, de panache, tout est sous l’emprise de “l’argent” qui fait la loi (cf. les paradis fiscaux et les lobbies). Pour mémoire, le Pape François a été reçu au Parlement de Strasbourg en novembre 2014, pour interpeller l’Europe sur les vagues de migrants noyés par milliers dans le grand cimetière méditerranéen … pour rien !

L’Europe …

Les pères fondateurs du Traité de Rome de 1954 doivent se retourner dans leurs tombes. Les valeurs originelles et l’idéal trahis par deux générations de gouvernances successives dominées par la finance, interpelle aujourd’hui sur 70 années de Paix. De plus en plus déchirée et élitiste avec la montée insidieuse des fractures et des misères sociales, le récent vote du Brexit par des anglais désireux de la quitter est significatif du désaveu d’une grande partie de ses peuples aspirant à un mieux-être. La montée du populisme la met en péril, et d’inquiétantes croix gammées ré-apparaissent en Allemagne. La guerre commerciale mondiale et la cacophonie politique des futures élections européennes du 26 mai prochain, n’augurent rien de bon. Trop d’intelligence a tué l’intelligence. La « bunkérisation » de l’Europe et le traitement indigne des problématiques migratoires doivent inciter les citoyens conscientisés à se mobiliser pour une transformation sociétale plus humaine, vers plus de moralité publique.

La France …

Elle n’est plus la terre d’accueil idéalisée pour les migrants ! 3,6 millions de chômeurs sont au bord du chemin (avec 7 millions de “mal-emplois”). La fin du mois est difficile pour 15 millions d’habitants (voire s’arrête le 15 pour un grand nombre d’entre eux). Le chômage est responsable de 10 à 14 000 décès par an (cf. la saisine du Conseil Économique, Social et Environnemental du 10 mai 2016), avec des centaines de jeunes qui se suicident chaque année, faute de perspectives économiques. Ce sont aussi 4 millions de « mal logés », 160 000 « sans domicile fixe » qui désespèrent et 566 « morts dans la rue » en 2018.

Nous sommes heureux pour les français pour lesquels « tout va bien », mais 13 millions d’entre eux prennent un antidépresseur chaque jour. La dette de 2300 milliards d’euros est abyssale (à la merci d’une fluctuation soudaine des taux des « marchés »), n’empêchant pas un train de vie indécent des élites, de l’Etat et de la haute fonction publique.

En sus, la Société civile entreprenante se heurte trop souvent à une technostructure tueuse d’initiatives (communément appelée en France, « le mille feuilles ») et à une démocratie représentative déconnectée des réalités. Beaucoup de territoires ruraux bernés par la mondialisation subissent un déclin économique et démographique constant (avec 15 ou 20 % de taux de chômage).

Pour l’anecdote significative, notre ville de Saint-Jean d’Angély vient de perdre sa maternité, comme 40 % d’autres disparues en France en 20 ans … son « Centre de Culture Européenne », naguère rayonnant, a également disparu … un Plan Marshall est même évoqué et, solidaire de l’expérimentation « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée », nous nous sommes entre autres associés à la « Grève nationale du chômage » du dernier 26 octobre.

L’insurrection sociale des « Gilets jaunes » le 17 novembre 2018, ne relève pas du hasard, mais simplement de l’égarement de nos valeurs de “Liberté-Égalité-Fraternité”. A savoir que 42 000 français vivaient en Algérie au 31 décembre 2017.

Nous disons aux jeunes Maghrébins qui rêvent de rejoindre la France et l’Europe : « Non amis, abstenez-vous … sans projet vous ne serez pas bien accueilli, votre pays a besoin de vous, et, comme chez nous en France, si on vous laisse croire que « tout existe » sans pouvoir jamais satisfaire vos attentes, c’est nous qui allons venir à votre rencontre avec les ingénieries, les expertises et les pratiques d’économie solidaire acquises pour explorer de nouveaux gisements d’activités et agir avec vous pour un véritable co-développement citoyen .».

L’Algérie …

Son modèle à bout de souffle vient d’entraîner une crise économique profonde et une colère sociale croissante qui a débouché sur une rupture entre le peuple et ses dirigeants. Elle a vu le départ du Président Bouteflika. Suite à leur déroute en Irak et en Syrie, le retour de centaines d’extrémistes issus de la région subsaharienne se rajoute au problème des dizaines de milliers de migrants, subsistant au nord et au sud du pays avec leurs attentes. A chacun son Calais !… L’Algérie expulse à tout va en plein désert et des journalistes sur le terrain annoncent le chiffre de 30 000 migrants « avalés » par le Sahel ! Les prévisions prévoient l’aggravation de la crise financière et une nouvelle phase d’agitation sociale pour 2019. Avec la prochaine élection présidentielle du 4 juillet, un vent de liberté et « d’autrement » souffle sur l’Algérie, dont 54 % de la population a moins de 30 ans. A savoir aussi que : hors binationaux, 565 000 Algériens vivaient en France au 31 décembre 2017.

Par le biais de la CIRCUM-MEDITERRANEA proposée, les conditions semblent réunies pour mettre en place un espace de coopération et de solidarité économique et sociale, entre les « Sociétés civiles » françaises et algériennes … plus généralement entre l’Europe du Sud et le Maghreb

La Méditerranée …

Ce ne sont plus des gouttes mais des torrents d’eau qui s’ajoutent aux tragiques 34 500 migrants morts entre 1993 et 2018, lors de leur périple vers l’Europe (dont 80 % dans le cimetière méditerranéen … sources OIM et ONG)) car, sans en rajouter sur les fins heureuses ou malheureuses des printemps arabes (cf. les 400 000 morts en Syrie, les nombreuses villes en ruines et les millions de déplacés vivant dans des camps), rappelons que, payés par l’Allemagne, la Turquie retient toujours 3,5 millions de réfugiés prêts à être lâchés sur la Grèce, et faisant trembler l’Europe.

L’Aquarius maintenant “hors d’état de nuire” et d’informer, la tragédie méditerranéenne continue dans un silence programmée et coupable, car :

La Libye …

Illustration de nos impuissances, la dernière lâcheté de l’Europe est la suspension, depuis fin mars, des moyens navals de l’opération “Sophia” de la force Frontex, dont l’un des devoirs était bien de sauver les migrants et les réfugiés de la noyade, et pas de les abandonner aux mains des impitoyables gardes-côtes libyens. Tous les états et les gouvernements savent pertinemment que les personnes renvoyées en Libye sont détenues arbitrairement, torturées, violées, exploitées, traitées comme des esclaves et tuées : C’est bien Mateo Salvini qui a gagné le bras de fer engagé avec l’UE. Mais il convient quand même de rappeler la lourde responsabilité de la Commission européenne d’Emmanuel Barroso, d’avoir laissé l’Italie seule, pendant trop d’années, face à l’arrivée massive de 750 000 migrants, provoquant l’exaspération exprimée dans les urnes, de millions d’Italiens, … comme il faut aussi noter que l’Italie est un pays jeune, dont on ne veut pas douter que ses habitants ont aussi « une mémoire », concernant notamment leur « histoire » avec la Libye, leur ancienne colonie. À la suite de « Marseille-Barcelone » vers Oran et Tunis, avoir prévu « Marseille-Gènes » vers Rome, Naples et Athènes, ne relève pas non plus du hasard. En attendant, l’amiral italien Enrico Credentino (commandant la force navale de Frontex), livre un bilan qui fait frémir … il regrette que ses ordres de mission mal rédigés, ne lui aient permis de ne sauver que 45 000 migrants, sinon il en aurait sauvé 500 000, dit-il ! Alors, s’ils ont existé, on peut s’interroger sur ce que sont devenus les 455 000 autres migrants et réfugiés ainsi gommés … … de même que des cimetières anonymes existent un peu partout entre la Turquie, la Grèce, l’Italie et le Maghreb (compris de nombreuses fosses communes en Libye), il s’avère dorénavant impossible de comptabiliser « les morts sans laisser de traces » (c’est ainsi qu’on les appelle), compris que, vu leur nombre, à certains endroits en Afrique les cadavres sont aussi considérés comme des « déchets » ! Il convient de donner des raisons de vivre à nos concitoyens méditerranéens et africains, et non des raisons de mourir. Comment rester résignés et inactifs face à une telle débauche d’horreurs indignes du genre humain ? … d’autant que le pire de la pression migratoire reste à venir ! Combien vaut une vie ? … celle d’un Français ? … d’un Algérien ? …d’un migrant ? Croyants ou non, nous sommes bien tous les fils d’Abraham, il n’y a pas de « mécréants » entre nous. Nous méritons tous le respect de nos croyances et de nos agnosticismes. D’ailleurs, au moment où s’écrivent ces lignes, le monde entier s’émeut de l’incendie qui embrase Notre-Dame de Paris, l’un des symboles de la chrétienté … doit-on l’interpréter tel un signe du ciel, un feu purificateur et expiatoire à l’encontre des insuffisances et du cynisme de nos gouvernances mondialisées ? Victor Hugo n’a-t-il pas également écrit « les Misérables » ?

Albert Jacquard …

J’ai personnellement eu la chance et l’honneur de rencontrer Albert Jacquard en octobre 2002 (au moment de son engagement au Comité de soutien de notre « Marathon européen pour l’emploi solidaire »). Aux Journées citoyennes de Romans organisées par la Ligue de l’enseignement, lors de son intervention sur la Mondialisation, le 5 avril 1997, il suggérait la mise en œuvre d’une “Communauté Culturelle Méditerranéenne“.

Il affirmait qu’avant de créer le « Marché commun », basé sur l’économie, la croissance, les échanges financiers et la libre circulation des marchandises, il eu probablement mieux valu commencer par « une Europe de la culture ». A l’époque, il dénonçait le mur des visas qui empêchait la libre circulation des citoyens, augurant les futures tensions entre les deux rives de la Méditerranée. Il professait qu’avec le temps, tous les murs finissent par disparaître et il prédisait que, quand ce mur s’effondrerait sous la pression des événements (30 ans plus tard ou plus ?) les problèmes que nous aurons laissés à nos enfants seront devenus difficilement solubles … n’y sommes-nous pas déjà confrontés ?

Il apparaît clairement aujourd’hui qu’il nous faut changer de regard et d’approches entre frères humains et développer en complémentarité les graines de la coopération et de la mutualisation entre acteurs déterminés de la Société civile des deux rives. Les solutions sont à trouver ensemble. Jamais le futur ne parut plus imprévisible et, plus que les rebondissements accélérés des crises multiples et amplifiées, nous nous heurtons également à une conjugaison de crises de cécité, de mal-entendance, de médiocrité, de repli sur soi, de peur du risque, de peur de l’autre, de peur de se remettre en question et, surtout, d’une crise de générosité, d’amour et d’espérance qui, elle, ni ne se quantifie, ni ne se budgétise, ni ne se planifie. Mais, chaque crise nous apporte aussi une chance, celle d’évoluer.
De lanceurs d’alerte, il nous revient de devenir des lanceurs d’avenir.

Pour un sursaut euro-méditerranéen, il nous faut passer des paroles aux ACTES, avec l’insurrection des consciences, une révolution fraternelle et le “Pouvoir d’agir citoyen“.

Co-acteurs d’une destination collective, reprenons donc notre destin en main avant qu’il ne nous courbe totalement, en nous mobilisant autour de cette CIRCUM-MEDITERRANEA à laquelle nous vous sollicitons d’adhérer et de soutenir, pour devenir les réconciliateurs de l’Europe et de la Méditerranée

Fin du prologue …

Ce qui précède et ce qui suit étant expliqué sur les 4 sites www.circum-mediterranea.orgwww.croisadepourleconomiesolidaire.orgwww.cooperer-en-saintonge.orgwww.cagnottesolidaire-job.org … et sur le blog www.gabriel-delicourt.fr … avec une feuille de route … des notes d’intention … un powerpoint … un postulat … un état des lieux « face au naufrage » … un livret-kit du Marathon … un Journal des « Rondes pour l’emploi solidaire », etc.

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Circum-Mediterranea

comment et avec qui?

La CIRCUM-MEDITERRANEA que nous proposons, est portée depuis plusieurs années par l’association Marathon JOB-EUROPA, née en mai 2001 dans les bureaux parisien du Parlement européen et sur le terreau des victimes de la Mondialisation.

Appelée aussi « projethon », des territoires ruraux vers l’Europe de la Méditerranée, elle allie des courses de fond en relais, des Villages des initiatives, des manifestations et des forums en faveur de l’emploi, ainsi qu’une dynamique de « collecte de dons » pour financer des porteurs de projets de proximité.

Pour des raisons de sécurité, il n’échappe à personne que d’effectuer le tour de la Méditerranée en course à pieds et en relais organisés est actuellement “mission impossible”. Nous avons donc décidé de courir les 3000 km de cette CIRCUM-MEDITERRANEA pour la Paix, le co-développement et l’insuffisance alimentaire, de Marseille jusqu’à Tunis (France, Espagne, Maroc, Algérie et Tunisie), en évitant provisoirement le chaos Libyen … soit, en trois semaines et en 20 étapes d’environ 150 km.

Compte tenu également des récents événements en Algérie, sur les 6000 km prévus, nous privilégions l’itinéraire Marseille – Tunis (à celui de Marseille – Athènes) .

Soit : Marseille, Nîmes, Montpellier, Perpignan, Barcelona, Valencia, Alicante, Murcia, Granada, Malaga, Gibraltar, Tanger, Larache, Kenitra, Rabat, Meknes, Fes, Oujda, Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès, Oran, Mostaganem, Chief, Blida, Alger, Tizi-Ouzou, Setif, Constantine, Annaba, Bizerte, Tunis.

… aussi nous préparons la première étape “Marseille-Barcelone“, en prévoyant d’effectuer un pont virtuel entre l’Atlantique et la Méditerranée, avec l’organisation de « Ronde pour l’emploi solidaire » à Saintes, à Bordeaux, à Toulouse et à Montpellier.

Pour ne pas perdre d’années supplémentaires avant de rejoindre l’Algérie, quelques semaines après, nous coordonnerons une seconde étape «Tlemcen – Oran » de 140 km pour amorcer la traversée par la côte (la frontière avec le Maroc étant fermée après Oujda).

À Tlemcen comme à Oran, nous organiserons des « Rondes pour l’emploi solidaire » et des « Villages du Marathon et des initiatives ».

1 – Les objectifs :

  • Unir les peuples en transformant les exaspérations en énergie positive,
  • Informer et faire connaître l’économie solidaire en créant et en renforçant les réseaux existants,
  • Contribuer à créer des emplois durables et du lien social par le biais de “dynamiques citoyennes”,
  • Réconcilier “l’environnement, la santé et l’économie” … les disciplines professionnelles entre elles et la société avec elle-même,
  • Affronter les “fractures sociales et territoriales” par la transversalité, en incitant les communes et les territoires à s’associer, quelques soient leurs sensibilités politiques … en sollicitant les élus, les institutionnels et les administrations à collaborer avec les citoyens … en encourageant la coopération des centres villes, des banlieues, du péri-urbain et de la ruralité,
  • Plus généralement, de “lutter contre la pauvreté et les exclusions”, à travers les ingénieries, les expertises, les pratiques, les coopérations et les mutualisations, déjà acquises ou à initier.

2 – Pour quels besoins?

  • Des besoins de financements et d’espérances pour les porteurs de projet car, en ces temps de crises et de doutes, il est nécessaire de créer du mouvement, des rencontres et des échanges pour promouvoir « l’esprit d’entreprise » …
  • Contribuer à la cohésion sociale en recréant des liens.

3 – Par quels autres moyens?

4 – Public concerné :

Tous les citoyens … « Solidaires de toutes les régions et de tous les pays, unissez-vous ! »

5 – Quels territoires?

Principalement les pays entourant la méditerranée et accessible « sans danger ».

6 – Quand?

Dès que possible en 2020, mais probablement en 2021.

7 – Quel impact sur l’emploi?

Par essence même, le projet est laboureur de territoires, semeur de graines et générateur de projets, donc créateur d’activité et d’emplois.

8 – Quel intérêt territorial?

  • Coopération des différents acteurs : citoyens, Société civile, collectivités territoriales, entreprises.
  • Dynamique économique, collective et contagieuse (voire festive).
  • L’économie solidaire, mutualisée sur des projets à l’échelle méditerranéenne : ça ne peut que marcher !

9 – Le coût?

Inversement proportionnel au coefficient de coopération locale, régionale, nationale, européenne et méditerranéenne, avec des sponsors partenaires et des mécènes. Suivant les implications, l’installation des cinq premières cellules d’instruction et de pilotage (Saintes, Marseille, Barcelone, Gênes et Oran), est estimée entre 900 et 1 million d’euros.

10 – Avec quels soutiens?

l’Europe, les États, les Institutions (telle l’Union pour la Méditerranée, siégeant à Barcelone), les Collectivités territoriales, les entreprises, les associations, les fondations (telle la Fondation Anna Lindh, siégeant à Alexandrie) et tous les citoyens.

11 – Quelle perspectives?

  • Créer un effet multiplicateur pour essaimer.
  • L’économie solidaire est notre avenir : « mobilisons nos énergies ».
  • Fertiliser cette « Solidarité économique à grands pas » auprès des opérateurs à impliquer.
  • Cette « aventure pour l’emploi métissé et hybride» s’avérera d’autant plus créative, qu’elle sera conviviale, compréhensible par tous, consensuelle, participative, mutualisable, fédératrice et communicative.

12 – Les opportunités :

  • Chaque région, chaque métropole ou wilaya, auront la faculté d’organiser des « Rondes pour l’emploi solidaire » ou, par duplication, d’autres « courses en ligne » en étoiles pour relier les villes entre elles.
  • Chaque lycée volontaire participera avec ses élèves et ses professeurs à cette vaste chaîne coopérante tout le long du parcours, car c’est bien avec les jeunes que se gagnera la bataille de “la solidarité internationale”.

NB : La première convention partenaire a été signée avec le Lycée Louis Audouin-Dubreuil de Saint-Jean d’Angély

Le projet se décline en trois principaux volets (pour chaque édition, pour des territoires et des itinéraires bien identifiés)

  1. Une cellule de démarrage (12 à 18 mois),
  2. Plusieurs événementiels interactifs avec «le Village du Marathon et des initiatives» …  avec des Forums pour l’emploi et l’essaimage de Pôles d’économie solidaire et sociale,
  3. Des outils de mise en réseau, en renvoyant notamment du trafic internet vers les principaux sites du secteur.
    1. Le chantier de travail de la Circum-Mediterranea … 9 à 10 heures d’une course en relais effectuée par de très bons coureurs licenciés et « salariés », qui réalisent 140 à 160km / jour à 16 ou 18 km/heure en suivant un parcours validé par les autorités : soit 9 à 10 heures de communication à travers les territoires avec l’exploitation des retombées et pour promouvoir l’économie sociale et solidaire, pour mutualiser et diffuser les expertises acquises.
    2. La course en ligne de la Circum-Mediterranea … course solidaire, ininterrompue et réglementée comme un « événement sportif sur route », avec une mobilisation accompagnatrice suscitant un engouement participatif tout le long du parcours. Course animée à parité par 14 coureurs de grand fond, sélectionnés sur leurs performances individuelles (7 hommes et 7 femmes, si possible de nationalités différentes). Ils courent tous les jours par rotation suivant un plan de course déterminé par l’équipe technique. Ils courent tous les jours ces 140 à 160 km en 9 à 10 heures, par rotation et par relais de six (3 hommes et 3 femmes). Ils seront accompagnés par des coureurs régionaux de leur niveau (préalablement enregistrés). Deux athlètes prendront un jour de repos complet, à tour de rôle, tous les 7 jours (d’où les 14 « marathoniens »).
      Comme ces courses durent plusieurs semaines, une caravane accompagne les coureurs avec une régie, l’intendance et les suiveurs chargés de la gérer et de communiquer.
    3. Les « Rondes pour l’emploi solidaire » … à l’initiative des habitants et en accord avec les autorités, des « Rondes pour l’emploi solidaire » de plus ou moins 80 km programmées avec « la grande course », seront organisées dans certaines villes et ponctuées de « Village du Marathon et des initiatives ». La vitesse de course sera de 10 km / heure pour permettre la participation du plus grand nombre dans les différents relais.
    4. Les marches … tout le monde ne pouvant pas courir non plus, des marches pourront également être organisées pour « offrir une heure à l’emploi » et échanger sur d’autres alternatives possibles ou des initiatives à naître. Une heure pour participer à la « 3 D », la dynamique du don … don d’argent pour les porteur de projets, don de temps, don d’agir.
    5. L’organisation … Un PC mobile en lien avec le PC de pilotage central, composé d’une équipe pour autonomiser la course : coordinateur, commissaire de course, coach, éclaireurs – accompagnateurs, médecin, techniciens-studio, coursiers de liaison, chauffeurs-mécaniciens, etc … des matériels roulants aménagés et des installations démontables (pour les coureurs, l’équipe accompagnante, l’intendance, la maintenance, les animations). Chaque pays traversé assurera la protection de la caravane avec sa gendarmerie et/ou son armée.
    6. Les cellules d’instruction (à Saintes, Marseille, Barcelone, Gênes et Oran) … pour amorcer la dynamique, elles seront constituées de 4 personnes à recruter : un chef de projet, responsable de la cellule et communiquant … une secrétaire polyvalente, responsable administrative et du montage des dossiers de demande de financements … un chargé de mission, pour déterminer les itinéraires, obtenir les autorisations de passage et rencontrer les maires, les autorités et les élus … un chargé de mission, pour le développement local, les réseaux sociaux et les rencontres avec les associations pour préparer les partenariats locaux et la mobilisation.

Appel à participation et soutien financier :

Société solidaire ou suicidaire ? … nous ne pouvons plus indéfiniment nous résigner en faisant l’impasse sur ces complicités indirectes de non assistance à personnes en danger, de meurtres et de suicides économiques » qui offensent nos consciences et notre humanité, en interpellant nos responsabilités individuelles, collectives et « politiques ». À tous, on peut tout! … raison pour laquelle, nous vous savons gré de bien vouloir relayer cet appel sans modération dans vos réseaux … de participer au collectif de cette CIRCUM-MEDITERRANEAde contribuer au financement des cellules d’instructions précitées (via notre compte Paypal ), pour lesquelles nous prévoyons le recrutement de 18 personnes. Une pléthore de livres sont édités actuellement, pour dénoncer et “refaire la Société”. Nous vous proposons d’écrire concrètement une page d’Histoire ensemble, en vous rappelant que “ les seules choses que nous pourrons emporter à la fin de notre vie terrestre, seront celles que nous aurons offertes aux autres”.

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Circum-Mediterranea

avec le "pouvoir d'Agir Citoyen" et l'Économie Solidaire

La première vidéo exprimait les motivations de cette ambitieuse action, et la seconde avec sa présentation et les explications concernait ses modalités d’exécution, avec cette 3ème, il convient d’apporter quelques précisions génériques, voire au plus simple, sur la manière de faire que nous vous proposons … une parmi d’autres, car ici nous n’abordons pas la banque de projets et d’initiatives que nous voulons mettre en place à l’échelle de nos deux continents … ni la promotion de l’agro-écologie, de la permaculture et du maraîchage bio avec « La Petite Graine », en réponse aux drames de la faim dans certains pays africains et qui nous interpellent également, etc.

Parmi les objectifs définis de cette CIRCUM-MEDITERRANEA, nous avons indiqué : Unir les peuples en transformant les exaspérations en énergie positive et participative avec le « Pouvoir d’agir citoyen ».… ou bien informer et faire connaître l’économie solidaire en créant et en renforçant les réseaux existant … ou encore, contribuer à créer des emplois durables et du lien social par le biais de « dynamiques citoyennes » … plus généralement, lutter contre la pauvreté et les exclusions à travers les ingénieries, les expertises, les pratiques, les coopérations et les mutualisations, déjà acquises ou à initier.

Alors, on fait comment ?

1. Tout d’abord, c’est quoi ” l’économie solidaire “?

Parmi plusieurs définitions, nous pourrions dire qu’une approche solidaire de l’économie solidaire c’est :
  • Réconcilier initiatives économiques et solidarité, alors que ces deux concepts portent aujourd’hui des valeurs quasi-contradictoires, l’un évoquant le profit et l’autre le partage.
  • Considérer que l’échange économique est fondé sur des règles dynamiques qui évoluent avec le temps. Il n’y a pas de déterminisme économique.
  • Prendre en compte l’environnement local par la mobilisation de l’ensemble des acteurs d’un territoire.
  • Soutenir des projets qui respectent l’homme et son environnement, qui répondent à une volonté de consommer autrement, à des besoins exprimés localement.
  • Accompagner des initiatives économiques de citoyens qui anticipent un changement de développement à travers des pratiques et des propositions concrètes.

2 – Des projets de territoires sont à construire qui ne s’enferment pas dans la croyance en la croissance ou en un renforcement exclusif des interventions de l’État.

Face aux changements de paradigmes et aux comportements politiques en cours, plus personne ne veut d’une société de marché qui écrase l’individu, mais il faut bien en tirer les conséquences pour que les moyens de l’économie solidaire soient à la hauteur des dits-enjeux.

Des services aux financements solidaires, des actions citoyennes à une vision plus globale de la planète, des réseaux multiples doivent se constituer et se renforcer mutuellement en dialoguant et en coordonnant leurs actions. Réduire l’économie solidaire à des mesures palliatives, c’est manquer les dimensions créatrices et de renouveau de la démocratie d’un tel projet. Au contraire, une économie plurielle lui laisserait une place qui renouvelle les relations sociales, et qui établit des passages entre vie privée et collective. Mais aujourd’hui le risque est là.

La financiarisation de l’économie se retourne contre l’innovation et la création de richesses. Une “marchandisation” de tous les services, voire des rapports humains, peut enfermer les sociétés dans une logique de recul des libertés individuelles et collectives. C’est dans ce contexte menaçant que les économies solidaire et plurielles apparaissent comme un ensemble novateur qui se construit tant sur le plan de la réflexion que de l’action pour ouvrir des espaces où le partage, la coopération, l’adaptation aux besoins et aux milieux de vie des gens dominent. Ici et là s’invente d’autres manières de produire et, en même temps, d’autres façons de vivre au quotidien le rapport au travail et les conditions approfondies d’expression démocratique.

En ce moment s’affirment et évoluent les cadres et les dispositifs susceptibles d’encourager les initiatives. Sous la pression des événements en cours, nous vivons bien les prémisses d’un changement social plus large qui modifie aujourd’hui et transformera encore plus demain notre manière d’être en relation. Car il faut préparer l’avenir par l’innovation et le changement par l’expérimentation en s’appuyant sur ses racines. La réalité du terrain dépasse souvent la fiction des idées. Si chacun, là où il se trouve, se remet en cause et bouge, c’est l’ensemble de la société qui se mettra en marche. Le fleuve du changement global ne naîtra que des 1001 initiatives locales.

Il est clair qu’aujourd’hui, la situation économique se détériore insidieusement, voire gravement, et que nous ne nous en sortirons pas sans une mobilisation générale des Collectivités et de la Société civile … que l’intérêt général oblige à refuser l’impuissance et la résignation en orientant collectivement les actions vers une société plus coopérante, créatrice de cohésion sociale et d’emplois.

3. Parmi de nombreuses approches possibles

À travers différents modes de développement basés sur le « Pouvoir d’agir citoyen », voire « le community organizing » (né sous l’impulsion de Saül Alinsky dans les difficultés sociales du Chicago des années 1930) (cf. « la boîte à outils » figurant sur le site de la CIRCUM-MEDITERRANEA), nous proposons la mise en place, l’essaimage et la mutualisation de « Pôles Territoriaux de Coopération Économique », pour encourager la solidarité entre les activités, le partage de l’effort économique et la création collective. S’agissant :
  • d’impulser des pratiques de promotion d’activités qui contribuent tout à la fois au renforcement du lien social, à la création de richesses et au soutien de l’activité de proximité « autrement » dans nos territoires de vies,
  • de donner du sens à la création d’emploi,
  • de bâtir un maillon de la chaîne de l’emploi, solidaire des autres maillons, pour mutualiser les savoir-faire … développer le pouvoir d’agir … ré-inventer le savoir-espérer par « l’entreprendre ensemble ».
Concrètement, il convient de réintégrer le citoyen dans une économie plurielle aux multiples finalités, « au service de l’homme » et en la structurant autour de trois axes :

* L’économie marchande (privée) aux logiques libérales du marché,
* L’économie publique non marchande, un secteur à profit social,
* Une économie hybride à large base associative, parfois même informelle ou non monétaire, essentiellement animée par la réciprocité, l’entraide mutuelle de proximité et la solidarité, dans des domaines comme la famille, les personnes âgées, le voisinage, la commune, les entreprises, les territoires et les générations futures.

Pour fonctionner, la « dynamique participative » a besoin de reposer sur trois piliers que représente :

* La collectivité, c’est à dire la volonté politique d’une institution démocratiquement élue, * La communauté, c’est à dire l’ensemble des habitants qui partagent un territoire * Les acteurs économiques.

Soyons clairs … s’agissant du PTCE ci-dessus proposé, il s’agit d’une explication sur le fond, parmi d’autres. Il en existe une soixantaine en France, chacune ayant peu ou prou leurs spécificités suivant leur histoire, leur environnement, leur bassin d’emploi et le volontarisme des habitants qui l’ont co-construit (cf. il en existe une définition plus précise sur le site du LABO DE L’ESS).

4 – Prenons un exemple simple

Tous les jours, vous allez chez votre boulanger (ou, tous les jours, vous fréquenter tel autre commerce) et, tous les jours, vous côtoyez plus ou moins les mêmes personnes avec lesquelles, en faisant la queue pour payer, vous vous racontez les mêmes banalités sur la météo, l’école des enfants, la santé des aînés, les dernières nouvelles du quartier.

Alors que, vous-mêmes vous portez des compétences et que vous aimeriez aider quelqu’un qui porte un projet, vous ignorez que, devant vous, se trouve justement une personne qui, elle-même, porte un projet et souhaiterait en parler avec quelqu’un pour être aidée … que justement encore, se trouve derrière vous une autre personne qui ne supporte plus l’inactivité ou le chômage qui frappe les jeunes (ou les moins jeunes). Elle a un petit capital et voudrait être utile pour recréer de l’activité et de « la vie » dans son environnement proche, en aidant quelqu’un.

Disons que chacun d’entre vous trois, vous représentez « un collectif », et qu’à vous trois, vous constituez aussi « un inter-collectif » pour, peut-être, vous entendre aux fins de co-construire le projet de la première personne.

5 – Comment ça marche ?

Imaginez maintenant qu’à l’échelle de votre quartier ou de votre ville, vous fassiez éclore « une dynamique participative », un outil de développement local, lieu de rencontres, d’échange et de mutualisation des connaissances qui s’appuierait sur des personnes qui travailleraient ensemble à la création d’activités et contribueraient à l’épanouissement de chacun.

Ce lieu de rencontre et de coopération serait constitué :

* de porteurs de projets (individuels, regroupés ou associations) … soit tout citoyen qui souhaite bâtir un projet, se mettre à son compte en désirant créer sa propre activité. Ils se réunissent régulièrement en collectif pour s’entraider,

* d’intervenants volontaires experts et  bénévoles, des personnes ressources formant aussi un collectif, intéressés par des réalisations économiques et solidaires innovantes, souhaitant échanger et mettre leurs qualités humaines et leurs compétences au services de porteurs de projets, en partageant leur savoir et un peu de leur temps,

* de citoyens épargnants, associés dans une CIGALES, une Cagnotte Solidarité Emploi, une tontine ou toute autre formule d’épargne de proximité, toujours en collectif, choisissant d’investir dans des activités locales.

* d’un réseau partenaire composé de représentants du secteur bancaire, institutionnels, des entreprises, qui s’engagent pour rechercher et offrir les moyens nécessaires en apportant leurs concours aux projets.

Cet ensemble est coordonné par une équipe d’animation, un groupe opérationnel (instance exécutive) et un comité de pilotage (instance décisionnelle). Il fonctionne en synergie, respectant une charte, une règle du jeu, une définition du rôle du collectif, de l’intercollectif et de l’équipe « projets ». Il s’appuie sur des expertises, les besoins non satisfaits, la communication et « la dynamique citoyenne ».

6 – Avec qui ?

Une association porteuse rassemblant des citoyens actifs du quartier, de la ville ou de l’intercommunalité de proximité constitue le cadre juridique de l’action. Elle respecte le dispositif défini par un document d’orientation et une méthodologie.

Il s’agit bien d’une démarche intergénérationnelle car, en ces temps difficiles, voire nécessiteux, les jeunes doivent garder leur sang-froid à l’égard de l’avenir qui leur appartient … et leurs aînés, préoccupés par les mêmes incertitudes, se faire un devoir de les rassurer et de les aider, par esprit de gratitude à l’égard du passé.

« Et si tout le monde s’y mettait ? »

En terminant ce petit topo de fonctionnement, nous voulons l’étayer en vous rappelant quelques approches simples en cœur de cible de ces explications :

7 – Appel à porteurs de projets pour passer du rêve à l’action

Esquisse de l’avenir, un projet se distingue nettement d’une vague espérance ou d’une simple aspiration. Il requiert un objectif précis et une stratégie qui débouche sur l’action. Si vivre aujourd’hui c’est de faire des projets, alors chacun devrait être en mesure d’explorer l’écart qui sépare ses rêves de ses possibilités.

Un projet, c’est d’abord un avenir imaginé et souhaité qui n’a de force que s’il puise son inspiration au plus profond de l’individu. Comme le rêve, il s’alimente à ses pulsions et à ses besoins. Comme le souhait, il s’enracine dans sa personnalité, dans les habitudes et les valeurs que son passé lui a forgé.

Un projet est aussi l’image mentale d’une situation dont on attend qu’elle se réalise : moins précis qu’un but, il n’est ni une prédiction, ni un passage à l’acte. Comme le désir, il se heurte au principe de réalité. L’imaginaire tient généralement peu compte des aptitudes réelles de l’individu et des contraintes du monde extérieur : concevoir un projet exige de regarder la réalité en face. Ce n’est pas une démarche facile et c’est pourquoi beaucoup de projets échouent ou ne parviennent pas à être clairement formulés.

Il n’y a pas de projet sans problème, sans questionnements, et inversement, pas de problème sans projet, pas de questionnement sans une intention de le résoudre.

Alors, l’idée que chacun de nous est un sujet dont la vie est un projet, pourrait accéder à une reconnaissance publique.

8 – Appel à porteurs de compétences : entrepreneurs, complémentaires et multiples … multiples logiques.

Les porteurs de leur devenir à travers un projet ne possèdent pas toujours les compétences techniques, marketing, managériales, financières, juridiques et fiscales, nécessaires.
Souvent insuffisamment préparé, voire débordés par les tâches à accomplir, ils ont besoin de s’associer à des personnes compétentes et expérimentées. Or, ils n’ont pas toujours les moyens de rétribuer ces spécialistes et, de plus, trouver des bénévoles pour effectuer un travail bien identifié et spécialisé ou non, être favorisés d’un parrain ou d’une marraine pour échanger et progresser, n’est pas évident.

Un Pôle Territorial de Coopération Économique (ou toute autre structure assimilée), renforce son réseau hybride de personnes-ressources disponibles et expérimentées, volontaires pour s’impliquer dans un collectif en fonction de l’offre et de la demande, à titre ponctuel ou pour une durée indéterminée … des citoyens qui souhaitent donner un sens au bénévolat auquel ils aspirent.

Au-delà des professionnels de la vente, de la gestion, de la comptabilité, de la communication ou de l’informatique, cet appel inclut la participation de personnes désireuse de se rendre utiles aux autres en sortant peut-être aussi de leur propre isolement : retraités, personnes en recherche d’emploi, mères de familles … un engagement, même momentanée, dans des actions concrètes de solidarité assure aux une et aux autres une revalorisation de soi, une place reconnue dans la société.

Le principe des interventions volontaires (et non pas « de l’aide ») est bien de contribuer à l’exercice de la responsabilité qui incombe aux porteurs d’activité. Sans sombrer dans le bénévolat fourre-tout de la bienfaisance, cela suppose une réflexion, voire une formation au type d’échange à établir pour ne pas céder à la tentation substitutive, paternaliste et charitable.

9 – Appel à financeurs de proximité PARCE QUE tous les gestes qu’on pose ont des conséquences.

Aujourd’hui, la place tenue par l’argent dans les mentalités collectives se modifie : l’argent devient la valeur centrale censée tout justifier. L’argent est roi, un roi parfois fou, mais cela ne l’empêche pas de régner.

Pourtant, en soi, l’argent est neutre : un moyen de mesure, d’échange et de paiement, outil de thésaurisation, c’est un médiateur qui peut aussi bien servir à acheter des armes de mort qu’à développer un programme d’éducation.
Économiquement neutre, l’argent n’est jamais moralement neutre, et le fait de posséder ce médiateur universel permet de détenir une forme incomparable de pouvoir.

N’est-il pas temps de privilégier d’autres pistes que la recherche de profit et la rentabilité à tout prix ?
Après avoir réfléchi au rôle que peuvent jouer les institution financières en investissant ou en désinvestissant dans certains secteurs économiques, des particuliers ont décidé de gérer eux-mêmes tout ou partie de leur épargne pour lui donner une véritable dimension locale.

C’est ainsi que sont nées les associations d’épargne de proximité, par exemple les CIGALES : La CIGALE constitue et gère un portefeuille collectif de placements. Petite structure de capital-risque, elle mobilise l’épargne de ses membres vers la création et le développement d’entreprises. Parmi d’autres, c’est l’un des moyens de doter en fonds propres les petites sociétés.

L’équipe de la Circum-Mediterranea

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De Gabriel Delicourt

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