À la recherche de « l’idéal européen » perdu à l’échelle des enjeux

OBJET 1 : À la recherche de « l’idéal européen » perdu à l’échelle des enjeux,
OBJET 2 : Demande de rencontre urgente…besoin d’aide partenaire!
Béatrice ANGRAND, Co-Secrétaire de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse, à Paris, et Dr Markus Ingenlath, Secrétaire général de l'OFAJ
Béatrice ANGRAND, Co-Secrétaire de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, à Paris, et Dr Markus Ingenlath, Secrétaire général de l’OFAJ

Saint-Jean d’Angély, lundi 2 juillet 2018

 

Madame la Co-Secrétaire de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse Béatrice ANGRAND, monsieur le Secrétaire Général de l’OFAJ Docteur Ingenlath,

Nous étions en septembre 2002, un peu avant le 26 avril 2005, date de la révision du texte de la création de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, résultant du Traité de l’Élysée du 5 juillet 1963 (l’accord gouvernemental signé entre la France et l’Allemagne). Une quinzaine de participants s’étaient réunis dans vos locaux de la rue de l’Amiral Mouchez, pour assister à la présentation de la TRANS-EUROPA et pour soutenir la demande de partenariat avec l’OFAJ. Babette Nieder présidait la réunion avec moi et, pour la circonstance, Riccardo Petrella avait fait tout spécialement le déplacement de Louvain (1).

Cette année 2002, l’Union ne comptait alors que 15 États-membres et préparait son élargissement de 2003 avec 10 nouveaux (dont la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie) … le ver dans le fruit (2) ?
Tous europhiles convaincus et pressentant un élargissement risqué (voire bâcle), nous voulions « coûte que coûte » resserrer les liens intra-européens, en proposant cette « ambitieuse aventure » de 27700 km de course en relais à travers 41 capitales … pas vraiment de l’Atlantique à l’Oural, comme Charles De Gaulle imaginait l’Europe, mais!

Lors de cette réunion à l’OFAJ, l’optimisme était au rendez-vous et nous étions alors à 1000 lieux d’imaginer qu’aujourd’hui, l’Italie (membre fondateur) serait en mesure de constituer un gouvernement europhobe et prendrait le risque de torpiller l’Europe</strong en rejoignant les 4 pays de l’Est précités … d’autant que l’Autriche vient de prendre la présidence du Conseil européen pour 6 mois … dur!

Dans ce contexte particulièrement « explosif » avec ce qu’il est convenu d’appeler « la crise migratoire » t suite à l’échec du dernier Conseil de l’UE (que d’aucun s’ingénie à faire passer pour un succès), nous avons toutes les raisons de multiplier les initiatives pour nous prémunir de l’impensable (2).

Raisons pour lesquelles nous vous savons gré de bien vouloir prendre connaissance et approprier les courriers que nous venons d’adresser à Jean-Dominique Giuliani, qui préside la Fondation Robert Schuman, à Enrico Letta et Fabien Chevalier, qui président respectivement l’Institut Jacques Delors et l’association « Sauvons l’Europe. L’actualité nous presse, aussi nous espérons encore pouvoir être favorisés d’une rencontre avant le 14 juillet (malgré l’amorçage des congés d’été), réunion à laquelle nous vous sollicitons de bien vouloir participer. A la suite, vous noterez les courriers que nous allons faire parvenir à la Chancelière Angela Merkel et à Président Emmanuel Macron.

À travers les sites et les quelques retours ci-joints (3), vous comprendrez qu’il s’en est fallu de peu pour que, dès 2005, nous réussissions cette « Solidarité économique à grands pas ». Depuis, des amis qui en assuraient le co-portage avec nous, sont décédés et paix à leurs âmes. Aujourd’hui, à l’aune d’une « catastrophe » prévisible qui se profile et que nous refusons catégoriquement, nous leurs devons d’être en mesure de pouvoir organiser cet immense défi, si tout le monde voulait bien s’y mettre. (4).

Aussi, avec Markus Ingelath, nous vous demandons d’ores et déjà de réfléchir à l’intérêt de l’OFAF de s’engager à participer à ce « gigantesque événement médiatique », complexe certes, mais générateurs de tous les possibles. Dans ce contexte incertain pour l’avenir de l’Europe, vous nous aideriez aisément à convaincre les gouvernements français et allemand, à se mobiliser à nos côtés.
Nous pourrions préparer une première étape au départ de Paris jusqu’à Aix-la Chapelle, où nous installerions la seconde cellule d’instruction et de pilotage, en envisageant de tester une « Ronde pour l’emploi solidaire » de 80 km en relais, réunissant les trois villes du bassin rhénan (Liège, Maastricht et Aix-la-Chapelle). En sus, en faisant participer l’OFAJ et par la nature de votre charte, vous seriez en mesure de nous aider à mobiliser d’abord des milliers de jeunes français et allemands, puis belges, hollandais, anglais, scandinaves, slaves, grecs, italiens, espagnols et portugais pour, plus qu’une pensée, leur redonner le sentiment d’appartenir à une Communauté avec ses valeurs d’idéal et d’enthousiasme (voire de ré-apprivoiser le salutaire « christianisme social »), compris aussi avec l’envie de l’aimer et de contribuer à la ressouder ou à la recoudre (5).

En ces temps périlleux, d’angoisses et de grandes souffrances pour une partie de nos concitoyens européens, voire traumatisants et tragiques sur le pourtour méditerranéen (en attente d’une CIRCUM-MEDITERRANEA), une « dynamique de réseaux » doit pouvoir accompagner les « dynamiques de projets et citoyennes » prévus … ne vous dérobez pas.

Dans l’attente de vous connaître … comme vous, co-acteurs d’une destination collective, les yeux dans l’infinitude de ceux des jeunes qui nous espèrent,
Avec Markus Ingenlath, recevez, chère Béatrice Angrand, nos meilleurs sentiments cordiaux et fraternels.

Gabriel DELICOURT
Pdt du Marathon JOB-EUROPA
Pdt du PTCE en Vals de Saintonge

 

Avant de la perdre de vue, j’ai suivi l’intéressant parcours de Babette Nieder, ex-conseillère de Jacque Delor à la Commission européenne et, après son passage à l’OFAJ, en charge de l’ensemble des Maisons de l’Europe à Sarrebruck … et puis ???

 

N.B.1 : Nous savons gré également de son parrainage à Riccardo Petrella, éminent Docteur en sciences sociales, ex-conseiller de la Commission européenne, Président du Club de Lisbonne et, entre autre, auteur du livre le « Bien commun », édité chez Labor. Que n’ayons pas suivi non plus les recommandations du MIT, publié en 1973 par le Club de Rome, sous le titre « Halte à la croissance » (ou rapport Meadows) … dommage, le « tout profit » ravageur ait gagné la partie !

N.B.2 : Il y a 3 ans, qui aurait pu imaginer le Brexit ? … certainement pas David Cameron qui a délibérément et imprudemment organisé ce référendum risqué, que bien des anglais regrettent aujourd’hui … trop tard !

Sauf que, pour mémoire, dès 1961 (après la signature et la ratification du traité de Rome le 25 mars 1957 par les 6 premiers États fondateurs), le Général de Gaulle avait opposé une première fois son veto à l’entrée de la Grande Bretagne dans l’UE, considérant qu’elle était le « cheval de Troie » des États-Unis dans l’Europe. En 1967, sa position n’avait pas changé estimant toujours qu’elle jouait le double-jeu, plus intéressée par ses exportations, une opportunité de prospérité avec les produits financiers. Il a fallu attendre 1969 et la Présidence de Georges Pompidou, pour voir malheureusement rentrer « le diable » dans la maison, la Grande Bretagne n’ayant eu de cesse de mettre des grains de sable dans les rouages (cf. les mises en garde et les constats sévères de Michel Rocard et de bien d’autres). Nous le payons aujourd’hui très cher avec les fractures sociales, et territoriales , l’augmentation des inégalités et de la pauvreté, la montée du populisme et de l’euro-phobie.
Mais maintenant qu’elle est sortie après tant de dégâts, compris avec les États-Unis de Donald Trump qui a jeté le masque, comment éviter le pire ?

N.B.3 : Vous noterez la réponse positive de Brigitte Sauzay, du 29 janvier 2003 … femme d’excellence, alors conseillère du chancelier Gerhard Schröder pour les relations franco-allemandes. Avant ce courrier, Babette Nieder avait déjà été heureusement rencontrée à l’OFAJ.

N.B.4 :
4a. Nous aurons besoin des sponsors qui ont manqué à la recherche du « consensus », entre 2002 et 2005. Vous prendrez également note des courriers adressés le 14 février 2016, à Xavier Niel et à Cyril Poidatz, Président d’Iliad et de Free. Faire partir la TRANS-EUROPA de la Halle Freyssinet (près du pont de Bercy, dans le 13ème arrondissement de Paris), ne relève certes pas du hasard. Rachetée par Xavier Niel, par le biais de la mairie de Paris et d’Anne Hidalgo, ce lieu prestigieux doit devenir le plus grand incubateur numérique du monde, avec un campus de 1000 start’ up.
Xavier Niel, promoteur et fondateur de FREE, initiateur et principal financeur de ce campus numérique, offre 20 000 € à un porteur de projets qui a réussi à convaincre « le jury » en 2 minutes de présentation. Question posée  : pour un jeune faut-il obligatoirement vivre dans une métropole pour pouvoir être aidé dans la création et le développement de sa start-up ? … les territoires ruraux victimisés des autres régions françaises et européennes  doivent-ils restés les mal-aimés, condamnés à végéter ou à décliner ?

4b. D’ailleurs, avoir envisagé « une course en ligne-test pour l’emploi solidaire » entre la Halle Freyssinet et Sevran, l’une des villes les plus pauvres de France (fâcheusement stigmatisée en « Molenbeck français »), ne relève pas plus du hasard. Non seulement, elle anticipe le parcours vers Lille et l’Europe du Nord, mais vous constaterez aussi que Stéphane Gatignon, son courageux maire qui vient de jeter l’éponge, fait partie du Comité de soutien du Marathon JOB-EUROPA.

N.B.5 : Vous aurez compris qu’en ré-animant la TRANS-EUROPA et ses contenus, une CIRCUM-MEDITERRANEA avec ses autres objectifs et déclinaisons (voire les mêmes), a pris corps et se trouve en préparation. Malgré l’ampleur de la tâche et sous la pression des événements politiques en cours, il n’y a aucun complexes à avoir, car nous n’avons rien à perdre, s’agissant uniquement d’un problème de volontarisme collectif et de moyens à réunir pour entraîner les mécaniques gagnantes. La jeunesse est votre « fond de commerce » et, tout autant, notre « joker ».

Actuellement, nous anticipons et expérimentons localement avec une « Ronde saintongeaise pour l’emploi solidaire », entre Saint-Jean d’Angély et Saintes. Nous venons de signer une convention de partenariat avec le Lycée Audouin-Dubreuil, dont la proviseure a parfaitement saisi l’intérêt de son établissement à mutualiser avec les autres, situés sur le même parcours.
Par le biais du RADSI, la Direction de la solidarité internationale du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine nous a suggéré de sensibiliser les habitants à la solidarité internationale !
A part passer un deal avec les Lycées, comment faire avec des habitants plus enclins au « repli sur soi » pour mieux jouir de leurs retraites, ou à s »accrocher aux circonstances ?
Alors, avec les Comité régionaux Olympiques et Sportifs, avec les différentes Fédérations et ligues d’athlétisme, avec « les jeunes » à sensibiliser et à mobiliser, imaginez si nous pouvions diffuser et mutualiser par la coopération, les valeurs humanistes qui animaient les pères fondateurs de l’UE, en canalisant progressivement cette vaste chaîne multilingue!

 

 

 

Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un méta-système à même de traiter ses problèmes: il se métamorphose.

Edgar Morin … Éloge de la métamorphose

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De Gabriel Delicourt

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